Cadenas de valor mundiales. Marruecos refuerza su posición

Martes, 8 de Febrero de 2022


Fuente: leseco.ma

En l’espace de 13 ans, le Maroc a gagné 7,6% dans sa participation dans les chaînes de valeur mondiales pour s’établir à 46,7% en 2018 sous l’effet, principalement, de la composante relative à la participation en amont (5,1%). Cependant, sa participation en aval a affiché une amélioration de 2,6% entre 2005 et 2018, passant de 12,7% à 15,3%.

 En l’espace de quelques années, le Maroc a réussi à améliorer son positionnement dans les chaînes de valeur mondiales (CVM).

C’est ce qui ressort du dernier Policy Brief de la Direction des études et des prévisions financières (DEPF). Bien que des disparités notables persistent au niveau des différents secteurs productifs, une augmentation modeste à la fois de l’incorporation de la valeur ajoutée étrangère, dans les exportations nationales et de la valeur ajoutée locale dans les exportations des pays tiers, a été observée ces dernières années.

«En l’espace de 13 ans, le Maroc a gagné 7,6 % dans sa participation dans les chaînes de valeur mondiales pour s’établir à 46,7% en 2018 sous l’effet, principalement, de la composante relative à la participation en amont (5,1 %).

Cependant, sa participation en aval a affiché une amélioration de 2,6 % entre 2005 et 2018, passant de 12,7% à 15,3%», peut-on lire dans le Policy Brief de la DEPF.

«Certes, le Maroc dispose de marges de manœuvre pour des économies d’échelle substantielles, mais il demeure confronté au double défi de passer à des segments à plus forte valeur ajoutée et d’y impliquer davantage le tissu productif local à ces chaînes, au risque de rester confiné aux segments non porteurs», souligne Hasna Mrani Alaoui, l’auteure de ce policy brief.

Le résultat enregistré dénote d’une dépendance des entreprises nationales à l’égard des intrants étrangers, supérieure à celle des entreprises exportatrices étrangères à l’égard des produits intermédiaires marocains.

Il ressort, par ailleurs, que le taux de participation du Maroc aux chaînes de valeur mondiales, en 2018, est similaire à celui de pays tels que le Mexique, la Roumanie, la Russie ou le Chili.

D’un autre côté, il demeure supérieur à d’autres pays comme la Turquie, le Brésil et l’Inde. Par ailleurs, compte tenu de leur insertion croissante dans les chaînes de valeur, notamment européennes, des pays comme la Hongrie et la Slovaquie présentent des taux de participation plus importants que le Maroc.

Des défis à relever
Selon le même rapport, les défis auxquels fait face le Maroc sont liés particulièrement à l’investissement dans le capital intellectuel, relevant que cet investissement contribue non seulement à l’amélioration de la productivité, mais également à la différenciation du produit fini de la chaîne et au renforcement de sa présence sur les réseaux mondiaux.

«Selon l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), trois grands types de capital intellectuel interviennent dans les CVM : les données informatisées (logiciels et bases de données); le capital d’innovation (R&D et autres facteurs d’innovation, droits d’auteur, modèles et dessins et marques commerciales); et les compétences économiques (valeur de la marque, compétences particulières en matière de technologie et de gestion, réseaux et structures organisationnelles)», explique l’auteur du rapport. Le haut niveau de la création de valeur à l’intérieur d’une CVM est atteint souvent en amont, dans des activités particulières comme le développement conceptuel, la R&D ou la fabrication des pièces détachées et de composants essentiels, mais aussi en aval, par exemple dans les domaines du marketing, de la stratégie de marque ou des services à la clientèle.

Dans ce cadre, le rapport préconise d’assurer une cohérence entre l’offre de formation des compétences et les choix stratégiques de développement du pays et une meilleure connexion entre les centres de recherche et le secteur privé. Le renforcement de l’intégration au niveau régional figure également parmi les enjeux à relever.

En effet, la DEPF estime qu’il pourrait constituer un tremplin pour une meilleure insertion du Maroc dans les chaînes de valeur mondiales. Parmi les recommandations formulées par la DEPF, on cite l’adaptation du Code du travail.

L’heure étant de simplifier ce code en prenant comme modèle les normes et les pratiques internationales sur des aspects comme les indemnités de licenciement, le recours aux contrats à durée déterminée, la flexibilité du nombre d’heures travaillées et la rémunération des heures supplémentaires.

La DEPF recommande également d’améliorer la qualité des institutions et des administrations déterminantes dans la décision d’investissement.

Ceci passe par la mise en œuvre des dispositions des mesures législatives et l’accélération de la mise en place de la Charte de déconcentration administrative en tant que jalon pour accompagner la dynamique territoriale et le soutien à la transformation digitale de l’administration.

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